L’heure est venue de légaliser les tests ADN généalogiques
Vous trouverez ci-dessous la liste complète des signataires de la tribune parue dans le journal La Croix




ancienne Défenseure des enfants

Professeur émérite de gynécologie-obstétrique, Fondateur du Forum européen de bioéthique

Président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et ancien ministre de la santé

Députée

Député

Député

Députée

Députée

Député

Député

Députée

Député

ancienne Rapporteure loi de bioéthique

Député

Députée



Directeur du Pôle universitaire Ligérien d’études sur l’enfance et la jeunesse


Maître de Conférences en Droit Privé
Centre d’études juridiques européennes et comparées (CEJEC)
Université Paris Nanterre


Pédopsychiatre


Delaisi de Parseval,
Psychanalyste

Psychologue clinicienne, Psychanalyste

Sociologue au CNRS

Experte dans la défense des droits de l’enfant





avocat à la cour et président de la Coordination des Actions pour le Droit à la Connaissance des Origines (Cadco)

Co-fondatrice de l’association Mam’en Solo,
mère d’un enfant issu de don

Avocat au barreau de Paris

Gynécologue Obstétricienne, née sous X ayant retrouvé grâce aux tests ADN

chef de service de chirurgie plastique et réparatrice et écrivain

Médecin de la fertilité, universitaire


réalisatrice du film documentaire
C’est toi que j’attendais

Réalisatrice

Journaliste


Régisseur

Journaliste


conseillère conjugale et familiale et auteure de Né de spermatozoïde inconnu…

Journaliste et autrice

Sophrologue et fondatrice de l’agence Elles agissent


Rédacteur en chef de la Revue Française de Généalogie (RFG)

Présidente de l’Union professionnelle des généalogistes familiaux (Upro-G)


Généalogiste professionnelle
et membre du CA de l’Alliance Syndicale des professionnels de Généalogie (ASPG)

généalogiste, écrivain et homme de radio


Généalogiste professionnelle

Généalogiste familial professionnel,
accompagnement ADN

Généalogiste génétique,
médiateur

Généalogiste Professionnelle,
accompagnement ADN


Généalogiste successorale

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnel

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnel

Généalogiste professionnel

Généalogiste professionnel

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnel

Généalogiste professionnel

Historienne et généalogiste professionnelle

médiatrice familiale

Médiateur familial

Généalogiste professionnelle

détective privé et généalogiste

Détective (Hauts-de-France Investigations)

Généalogiste professionnel


Généalogiste professionnel

Généalogiste bénévole


auteure de Suis-je la seule de ma race ?


Directeur d’hôpital honoraire et donneur

Donneur de gamètes

Infirmière, conçue par PMA avec donneur

éditeur et donneur de gamètes

Professeure d’anglais,
conçue par PMA avec donneur

Sophrologue

Français avec identité de naissance effacée par la loi de 1941

né au Chili et adopté en France

Apatride généalogique et autrice de Je t’ai cherchée si longtemps

Thérapeute TCC & Conseillière immobilière

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

Généalogiste professionnelle

à la recherche de ses origines, issue du trafic d’enfants (adoption illégale)

Sage-femme, adoptée

à la recherche de son père biologique

(illégalement adoptés dans le Monde), représentée par Philibert Bérénice

représentée par sa fondatrice Milena Wojcik

(Fédération nationale des associations départementales d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance)
représentée par son président Jean-Marie Muller et Martine Manneville, représentante d’associations de pupilles de l’Etat au CNAOP (Conseil national pour l’accès aux origines personnelles)

représenté par sa fondatrice Dr Marie Marre

(Réseau des adopté-es à l’international en France), représentée Emmanuelle Hébert et Johanna Lamboley


représenté par sa fondatrice Céline Breysse

représentée par Vanessa Binder, Viviane Reber, Steph Sumikry, Anne Gaucher et Muriel Crettol-Juilland

représentée par Donatienne Cogels, Colette Loix et Christophe de Neuville

représentée par son président Carlos Aguirre

représentée par ses fondateurs Arthur Kermalvezen et Audrey Kermalvezen (Gauvin-Fournis)
Participation d’Origines à une rencontre internationale d’experts sur les droits des enfants dans la reproduction assistée
Du 6 au 9 octobre 2025, la Fondation Brocher (Genève) a accueilli un séminaire de travail organisé par Child Odentity Protection (Chip) réunissant des spécialistes de différents États (Inde, Afrique du Sud, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Australie…) de l’adoption, de la protection de l’enfance, de la bioéthique et des sciences sociales. Les travaux portaient sur les droits des enfants concernés par les pratiques de reproduction assistée, notamment le recours au don de gamètes et à la gestation pour autrui.

Origines a été représentée à cette réunion par Audrey Kermalvezen (Gauvin-Fournis) et Arthur Kermalvezen aux côtés d’autres associations et experts.

Objectifs de la rencontre
Les participants ont examiné de manière multidisciplinaire les implications juridiques, psychosociales et éthiques des techniques de reproduction assistée. Les échanges ont porté sur :
– les droits liés à l’identité et à l’accès aux origines ;
– les responsabilités des États en matière d’encadrement ;
– la prise en compte du vécu des personnes nées par dons, de leurs parents et des donneurs ;
– les bonnes pratiques relatives à la transparence, à la traçabilité et à la protection des données ;
– les défis persistants dans la mise en œuvre de ces droits au niveau national et international.
Les sessions de travail ont permis d’identifier plusieurs axes de réflexion destinés à alimenter les travaux futurs des institutions compétentes (notamment Conseil de l’Europe et Comité des droits de l’enfant de l’ONU).
Contribution d’Origines
Origines a insisté sur :
– l’importance d’assurer la cohérence entre les législations nationales et les standards internationaux relatifs aux droits de l’enfant ;
– la nécessité de garantir un accès effectif à l’information d’identité, conformément aux principes consacrés par la Convention relative aux droits de l’enfant ;
– la place essentielle du témoignage des personnes concernées dans l’élaboration des politiques publiques.
La contribution d’Origines a été intégrée aux discussions visant à renforcer la prise en compte de ces droits dans les cadres normatifs actuels.
Perspectives
La participation à cette réunion s’inscrit dans la continuité du travail d’Origines auprès des institutions nationales et internationales. Elle ouvre la voie à :
– une coopération accrue avec les instances engagées dans la protection des droits de l’enfant ;
– une participation aux travaux visant à clarifier les obligations des États concernant la transparence, la traçabilité et l’accès aux origines ;
– une contribution aux analyses et recommandations destinées à promouvoir des pratiques conformes aux droits humains.
Origines continuera d’apporter un éclairage fondé sur l’expérience des personnes nées par dons, leurs parents et les donneurs et sur le respect des principes fondamentaux liés à l’identité, à la dignité et à la vérité.
Engagement continu
L’association poursuivra ses travaux en veillant à ce que les droits des enfants concernés par les technologies de reproduction soient intégrés aux politiques publiques, et que les États mettent en œuvre des dispositifs garantissant un accès réel et complet aux informations relatives à leurs origines.
Origines réaffirme son engagement à collaborer avec les experts, institutions et organisations œuvrant à la protection des droits de l’enfant, en France comme à l’international.
Rechercher ses origines pas à pas
Avec Annie Ronsin, généalogiste bénévole depuis presque 50 ans, elle s’est intéressée à l’ADN depuis environ 7 ans.
« En tant que donneur, avec l’aide de l’association Origines, j’ai retrouvé Isabelle, 37 ans, en utilisant les tests ADN de 23andme, tests qu’elle avait fait aussi de son côté… en écoutant une émission d’Arthur !
Se rencontrer fut un vrai conte de fée …
Elle est très heureuse d’avoir ainsi pu retrouver d’un seul coup son géniteur et j’ai pu découvrir une femme extraordinaire à qui j’ai donné la vie en 1984 grâce à mon don.
Suivez leurs excellents conseils !«
Thierry
« Je confirme ! Quel bonheur de retrouver celui qui m’a permis d’exister ! Et ce grâce à une émission d’Arthur Kermalvezen qui racontait son histoire sur Europe 1 🙂 »
Isa
Découvrir ses origines à travers les tests ADN est une démarche à la fois passionnante et complexe. Ce guide vous accompagne, que vous soyez novice ou expert, en détaillant chaque étape et en offrant des pistes pour approfondir vos connaissances avec des références scientifiques
Étape 1 : Choisir le bon test ADN
Pour débuter, nous recommandons le test autosomal, qui couvre toutes les lignées familiales sur cinq générations.
– Pourquoi le test autosomal ?
– Polyvalence : Le test autosomal analyse l’ADN hérité de tous vos ancêtres, sans distinction de sexe, permettant d’identifier des correspondances génétiques avec un large éventail de parents éloignés.
– Kit recommandé : Le kit 23andMe International pour sa qualité et son large éventail de fonctionnalités.
Pour aller plus loin
– Test Y-DNA et mtDNA :
– Y-DNA : Ce test est spécifique aux hommes et analyse le chromosome Y, transmis de père en fils, permettant de tracer la lignée paternelle directe. Utile pour les recherches sur les noms de famille.
– mtDNA (ADN mitochondrial) : Ce test analyse l’ADN mitochondrial, transmis de mère en enfant, et permet de tracer la lignée maternelle directe. Il est utilisé pour comprendre les origines géographiques anciennes de vos ancêtres maternels.
Références scientifiques :
– Jobling, M. A., et al. (2013). « Human evolutionary genetics: origins, peoples, and disease. » Garland Science.
– Bandelt, H. J., et al. (2006). « Mitochondrial DNA markers in human populations: Distribution, diversity, and application to population history. » Annual Review of Genetics.
Étape 2 : Contourner les restrictions de livraison en France
En France, la législation limite la livraison de kits ADN. Voici comment contourner ces restrictions :
1. Utiliser ColisExpat :
– Comment ça marche ? ColisExpat vous fournit une adresse de réexpédition dans un pays où les tests ADN sont autorisés, puis réexpédie le colis en France.
– Processus détaillé :
– Étape 1 : Inscrivez-vous sur [ColisExpat](https://www.colisexpat.com/) pour obtenir une adresse étrangère.
– Étape 2 : Commandez votre kit ADN 23andMe en ayant préalablement installé un VPN (faites en sorte que le vpn soit sur un oays qui aurorises les tests ADN) en utilisant cette adresse.
– Étape 3 : ColisExpat réceptionne votre colis et le réexpédie en France à votre domicile.
– Tarifs : Environ 80-100€ pour le kit, plus 20-50€ de frais de réexpédition.
2. Acheter lors d’un voyage à l’étranger :
– Comment ? Si vous voyagez régulièrement, vous pouvez acheter un kit à l’étranger et le rapporter en France.
3. Commander via des plateformes de vente privées :
– Option de secours : Certaines plateformes comme eBay proposent des kits disponibles, mais attention aux prix souvent plus élevés.
Pour aller plus loin
– Implications légales et éthiques :
– Comprendre les implications légales et éthiques de l’utilisation des tests ADN en France est crucial. Le Code de la santé publique encadre strictement l’usage des tests génétiques, notamment pour des raisons de protection de la vie privée et d’éviter des usages détournés.
Références scientifiques :
– Borry, P., et al. (2010). « Genetic testing in Europe: where are we now? » European Journal of Human Genetics.
Étape 3 : Collecter les résultats ADN et garantir la confidentialité
Pour assurer la confidentialité lors de la collecte et l’envoi des résultats ADN, suivez ces étapes :
- Créer une adresse e-mail sécurisée (Tutanota)
- Utilisez une adresse e-mail dédiée pour vos résultats ADN.
- Utiliser un VPN lors de l’achat du test ADN
- Utilisez un VPN pour masquer votre localisation lors de l’achat d’un test depuis un pays où ils sont autorisés.
- Instructions pour la collecte d’échantillons
- Prélèvement : Suivez les consignes du kit et associez le tube à votre nouvelle adresse e-mail.
- Envoi : Utilisez l’enveloppe prépayée pour retourner votre échantillon.
Pour aller plus loin
- Protéger vos données génétiques : Toutes ces mesures visent à permettre aux utilisateurs en France de commander et recevoir des kits ADN, qui ne sont pas distribués légalement dans le pays. Grâce à un VPN et une adresse mail dédiée, vous évitez les restrictions locales et protégez votre anonymat tout au long du processus.
Références scientifiques :
- Humbert, M., et al. (2015). « Addressing the privacy issues of personal genomic testing: A formal approach. » Proceedings on Privacy Enhancing Technologies.
- Gymrek, M., et al. (2013). « Identifying personal genomes by surname inference. » Science.
Ces précautions permettent de commander et de recevoir des tests ADN en France, tout en garantissant la confidentialité de vos données.
Étape 4 : Interpréter les résultats
Les résultats ADN comprennent des pourcentages ethniques et des correspondances génétiques avec d’autres personnes.
– Pourcentages ethniques : Ils montrent vos origines géographiques sur plusieurs siècles. Toutefois, ces pourcentages peuvent varier selon les bases de données des différentes entreprises.
– Correspondances ADN : Elles sont des outils puissants pour découvrir des relations de parenté, notamment en généalogie. Lorsqu’on effectue un test ADN, les résultats révèlent des individus avec qui on partage des segments d’ADN, indiquant un lien familial plus ou moins éloigné. Plus le pourcentage d’ADN partagé est élevé, plus la relation est proche.
Pour les débutants en généalogie, il est recommandé de commencer par les correspondances les plus proches, comme les cousins directs ou les autres membres de la famille étendue. Cela permet de tracer un arbre généalogique avec des informations plus solides et de remonter progressivement dans le temps.
En général, à partir de 1% d’ADN partagé avec une personne, on peut affirmer avec certitude qu’il y a un ancêtre commun. Ce pourcentage correspond souvent à une relation de cousinage assez éloigné (environ cousin au 3e ou 4e degré). À partir de ce point, il devient possible de mener une enquête pour découvrir cet ancêtre commun en comparant les arbres généalogiques ou en analysant d’autres indices génétiques ou historiques.
Cela signifie que, même si les relations sont lointaines, il est possible de reconstruire des branches de sa famille à partir des informations génétiques partagées.
Pour aller plus loin
– Analyse des segments ADN et triangulation :
– Pour les experts, il est possible d’analyser les segments ADN partagés avec d’autres utilisateurs, ce qui permet de remonter à des ancêtres communs plus éloignés. La triangulation des correspondances, disponible sur des plateformes comme GEDmatch, est également un outil puissant pour confirmer des liens familiaux.
Références scientifiques :
– Li, J. Z., et al. (2008). « Worldwide human relationships inferred from genome-wide patterns of variation. » *Science.*
Étape 5 : Utiliser des outils généalogiques en ligne
1. Téléversement sur MyHeritage : MyHeritage propose une base de données complémentaire à 23andMe, offrant ainsi la possibilité de découvrir de nouvelles correspondances ADN.
2. Utilisation de GEDmatch et FamilyTreeDNA : Pour les utilisateurs avancés, ces plateformes offrent des outils supplémentaires pour l’analyse généalogique.
Pourquoi utiliser DNA Painter ?
– Qu’est-ce que c’est ? DNA Painter est un outil en ligne qui permet de visualiser les segments d’ADN partagés avec vos correspondances et de les associer à des ancêtres spécifiques.
– Utilité : Cet outil est particulièrement utile pour ceux qui souhaitent cartographier précisément quelles portions de leur ADN proviennent de quels ancêtres. DNA Painter peut clarifier des connexions complexes et aider à résoudre des mystères généalogiques.
Références scientifiques :
– Morley, M. et al. (2019). « Visualizing shared DNA segments on human chromosomes with DNA Painter. » bioRxiv.
Conclusion
Que vous soyez débutant ou expert, ce guide vous aide à naviguer dans l’univers fascinant de la généalogie génétique. En utilisant des outils comme DNA Painter et en explorant diverses plateformes généalogiques, vous pouvez approfondir vos connaissances et découvrir l’histoire complète de vos Origines.
Voici les raisons pour lesquelles nous vous recommandons 23andMe :
– 23andMe est disponible en France depuis plus longtemps, ce qui en fait une option bien établie.
– Les données ADN de 23andMe peuvent être exportées vers d’autres plateformes comme MyHeritage, mais l’inverse n’est pas possible.
– 23andMe offre des fonctionnalités plus précises et affinées qui facilitent la recherche généalogique. Si vous choisissez une autre plateforme, vous risquez de perdre des informations importantes.
– Il analyse également l’ADN mitochondrial, ce qui peut être utile pour suivre ou éliminer certaines pistes généalogiques.
– 23andMe offre des résultats plus précis sur les régions géographiques.
– Si vous choisissez MyHeritage en premier, certaines fonctionnalités ne seront accessibles qu’avec un abonnement payant.
– En transférant vos données brutes ADN (format numérique) de 23andMe vers MyHeritage, vous aurez accès à plus de fonctionnalités sur MyHeritage sans coût supplémentaire. (schéma 1 et 2) :


Pour les personnes ayant des origines étrangères, il peut être très utile de compléter un test ADN comme 23andMe avec un test sur AncestryDNA.
Voici pourquoi :
1. Différentes bases de données ADN :
Chaque service de test ADN, comme AncestryDNA et 23andMe, dispose de sa propre base de données. AncestryDNA possède l’une des plus grandes bases de données généalogiques au monde, ce qui est particulièrement avantageux pour les personnes ayant des origines internationales ou mixtes. Cela permet d’augmenter les chances de trouver des correspondances ADN avec des membres éloignés de votre famille à travers le monde.
2. Régions spécifiques et diversité des correspondances :
AncestryDNA est connu pour avoir des estimations précises dans certaines régions géographiques, notamment en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. Il pourrait identifier des origines régionales spécifiques qui ne sont pas forcément détaillées dans d’autres tests. Si vous avez des ancêtres dans des régions moins représentées par d’autres plateformes, AncestryDNA peut compléter les informations.
3. Réseau généalogique étendu :
AncestryDNA est aussi très fort dans la création d’arbres généalogiques en lien avec votre ADN. Les utilisateurs d’Ancestry ont souvent accès à des millions de documents historiques, tels que des actes de naissance, de mariage ou des recensements, qui ne sont pas nécessairement disponibles sur d’autres plateformes. Cela facilite la connexion avec des ancêtres étrangers.
4. Recherche complémentaire :
En utilisant AncestryDNA en plus de 23andMe, vous multipliez vos chances d’obtenir des informations supplémentaires sur vos origines et de trouver des parents éloignés que vous n’auriez peut-être pas trouvés sur une seule plateforme. Ces deux tests sont complémentaires, car ils peuvent chacun fournir des détails ou des correspondances généalogiques uniques.
En résumé, pour les personnes avec des origines étrangères, faire un test AncestryDNA en complément de 23andMe permet d’enrichir la recherche généalogique, d’obtenir des correspondances ADN supplémentaires dans différentes régions du monde et d’accéder à un plus large éventail de ressources historiques.
Mon parent biologique doit-il avoir fait le test et quest-ce qu’un « match » ?


Un centimorgan est une unité utilisée pour mesurer la probabilité qu’une portion d’ADN sera transmise intacte à un descendant (plutôt que d’être divisée en plusieurs segments).
En général, plus la quantité de centimorgans que deux personnes ont en commun est élevée, plus elles sont étroitement apparentées.


La loi de bioéthique à l’épreuve de la réalité des tests ADN
Vous trouverez ci-dessous la liste complète des signataires de la tribune parue sur Liberation.fr
https://www.liberation.fr/debats/2020/06/19/la-loi-de-bioethique-a-l-epreuve-des-tests-adn_1791766

réalisatrice et productrice du film documentaire Wonderboy

directeur artistique chez Balmain

comédienne

comédienne et réalisatrice

comédienne

animatrice TV et radio

citoyenne du monde

réalisatrice du film documentaire
C’est toi que j’attendais

scénariste, actrice et réalisatrice

réalisateur

producteur

réalisateur et scénariste

scénariste, comédienne et auteure de romans policiers

écrivaine, journaliste et scénariste

journaliste, scénariste et auteure de romans et entretiens

éditrice

productrice

producteur

éditeur

producteur

producteur

chanteuse du groupe Brigitte

ex-PDG de TF1

artiste

Directrice générale Lagardère News

communicante

enseignante et entrepreneuse

co-fondateur et éditeur de la Revue Dessinée

réalisatrice

chargée de programme TV

journaliste AFP

psychiatre-psychanalyste

chef de service de chirurgie plastique et réparatrice et écrivain

gynécologue-obstétricien et fondateur du forum européen de bioéthique

généticien

généticien

généticienne et élue de Paris

directrice de recherche émérite Inserm

psychanalyste

psychiatre de l’enfant et de l’adolescent

psychiatre-psychanalyste

pédiatre

psychanalyste

psychiatre-psychanalyste

psychiatre-psychanalyste

psychanalyste spécialiste en périnatalité

pédopsychiatre-psychanalyste

psychologue clinicienne-psychothérapeute

députée

députée et co-rapporteure du projet de loi de bioéhique

députée

députée

députée

député

députée

député et co-rapporteur du projet de loi de bioéthique

député

député

députée

ancien ministre

ancien député

avocat à la cour

généalogiste, écrivain et homme de radio

avocat à la cour et président de la Coordination des Actions pour le Droit à la Connaissance des Origines (Cadco)

co-fondatrice de l’association Mam’en solo

représentant des associations de défense du droit aux origines au Cnaop

présidente de l’association pour le droit aux origines des nés sous X (Adonx)

présidente de l’association les X en colère

président de la Voix des Adoptés

présidente de l’association Droit à leur origine-les pupilles de l’État

présidente de la fédération des enfants déracinés des départements et régions d’Outre-mer (FEDD)

ancienne présidente de l’association GEN-AB (généalogie des abandonnés)

détective privé et généalogiste

journaliste et auteure de Née sous X l’enquête interdite

journaliste et auteure de Nés sous X, enquête sur un scandale français

auteure de X un jour, X toujours

journaliste et auteure de PMA Pour Mon Amour

auteure de Suis-je la seule de ma race ?

conseillère conjugale et familiale et auteure de Né de spermatozoïde inconnu…

psychogénéalogiste-analyste transgénérationnel

professeur de philosophie

danseur-chorégraphe

étudiant et auteur du mémoire
« Les enjeux socio-économiques, éthiques et juridiques de la commercialisation des tests génétiques personnels »

médiatrice familiale

aide bénévole en généalogie

auxiliaire de puériculture



Wonder Boy – Olivier Rousteing, né sous X
La quête des origines d’Olivier Rousteing, tout en finesse et contrastes. Ce film est un bijou.
Le replay ici: https://wvvvw.filmstreaming1.pro/film/documentaire/254445-wonder-boy-olivier-rouste.html
Colloque GYPSY 2019

Audrey Kermalvezen aura la chance de s’exprimer au colloque gypsy le 7 décembre 2019 à 9h15. Merci Muriel Flis-Trèves et René Frydman qui nous ont permis en 15 ans de combat et grâce aux colloques gypsy, qui ont lieu chaque année, de rencontrer ceux qui sont devenus des soutiens fidèles à l’accès aux origines, je pense à Israël Nisand, Serge Hefez et Serge Tisseron pour ne citer qu’eux.
« La confiance s’éprouve, s’expérimente, s’apprivoise.
La confiance, c’est se fier à quelqu’un et lui abandonner quelque chose de précieux de soi. C’est un pari et un risque : on peut toujours se tromper sur le confident et être l’objet d’une trahison. La confiance peut se perdre du jour au lendemain.
Depuis les murs de la maternité où chacun a poussé son premier cri, jusqu’aux collèges où nous avons été scolarisés, la confiance se développe, se fortifie, ou s’altère, au contact de ceux, fiables ou non, bienveillants ou non, qui nous éduquent, parents, proches, professeurs.
Le bébé, spontanément, a confiance dans ses parents, qui s’occupent de lui et le comblent. Il arrive pourtant que des enfants, confiés à des adultes « de toute confiance », soient abusés par eux. Victimes de leur défaillance. Abandon, inceste, maltraitance, viol, mensonge ou silence sur leurs origines… »
« Les enfants du secret » documentaire de Rémi Delescluse
Superbe documentaire à voir sur LCP Public Sénat Jeudi 21 Novembre à 20h30.
Pour les impatients c’est par là: https://www.youtube.com/watch?v=zjZAJ4f9WgY

Rémi Delescluse, né en France d’un donneur anonyme, enquête sur son géniteur et rencontre celles et ceux qui militent pour la levée du secret.
Nos actions de mi-juil à mi-nov 2019
7 novembre 2019 : Soirée-débat sur « l’ouverture de la PMA à toutes les femmes » organisée par la Mutualité française à Besançon.

La table-ronde est composée de :
Pr Paul Sagot, Chef du service de Gynécologie Obstétrique, Médecine Fœtale et Stérilité Conjugale au CHU de Dijon ;
Armand Dirand, Responsable des missions formation, soutien à la recherche et information / débats publics pour l’Espace de réflexion éthique Bourgogne-Franche-Comté ;
Audrey et Arthur Kermalvezen, fondateurs de l’association ORIGINES ;
Thomas Jouannet, Président de la Mutualité Française Comtoise SSAM et d’Hospitalia Mutualité, gestionnaires de la Polyclinique de Franche-Comté.
3 novembre 2019 : Diffusion du documentaire « Tests ADN : la fin des secrets de famille » de Selma Schnabel et Anaïs Curia dans l’émission Zone interdite sur M6 :
https://www.6play.fr/zone-interdite-p_845/tests-adn-la-fin-des-secrets-de-famille-c_12540761
Novembre 2019 : Parution d’un article sur « Les aspects juridiques de l’assistance médicale à la procréation en France » par Audrey Kermalvezen dans la revue « Soins-Pédiatrie-Puériculture » n° 311 novembre/décembre 2019 ; éd. Elsevier-Masson
23 octobre 2019 : dîner interassociatif avec les députées Coralie Dubost et Monique Limon
23 octobre 2019 : Interview par Katja Sainvoirin de l’association Origines pour le journal « SMH ma ville » de la ville de Saint-Martin-d’hères
15 octobre 2019 : Diffusion de« Ma mère, mon père, mon donneur » documentaire radio de Elise Pouettre-Schwabedissen pour Arte radio au sujet d’Arthur Kermalvezen :

https://www.arteradio.com/son/61662320/ma_mere_mon_pere_mon_donneur
13 octobre 2019 : Diffusion de l’émission Flash Talk présentée par Sonia Chironi et Raphäl Yem sur France Ô sur le thème « L’ADN ça vous gêne ? » dans laquelle intervient Arthur Kermalvezen
7 octobre 2019 : Interview par Juliette Bénabent pour le magazine Télérama d’Audrey et Arthur Kermalvezen :

https://www.telerama.fr/idees/pma-pourquoi-est-ce-si-important-de-savoir-dou-lon-vient,n6452179.php
6 octobre 2016 : Rassemblement en faveur de la PMA pour toutes avec l’association Mam’en solo au restaurant le Rosa Bonheur.

6 octobre 2019 : Intervention d’Arthur Kermalvezen sur CNEWS avec le Pr Jean-Philippe Wolf et face au député Jean-Frédéric Poisson
4 octobre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen par Jérôme Hourdeaux pour Mediapart :

2 octobre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen dans l’émission « les Grandes Gueules » animée par Alain Marschall et Olivier Truchot sur RMC/BFMTV :

25 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen par la rédaction d’Allodocteurs pour francetvinfo :


24 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen sur Europe 1 :

24 septembre 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen dans l’émission Midi News présentée par Sonia Mabrouk sur CNEWS face au député Jean-Frédéric Poisson à 43 min 50 s:
https://www.cnews.fr/emission/2019-09-24/midi-news-du-24092019-882356
24 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen pour le magazine L’Obs avec AFP :

24 septembre 2019 : Diffusion sur France 5 dans l’émission « Le Monde en face » du documentaire « ADN la quête des origines »réalisé par Gabrielle Dréan et Stéphane Jobert :
et du débat en plateau animé par Marina Carrère d’Encausse :
24 septembre 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen par Sofiane Zaizoune pour le magazine Madame Le Figaro :

23 septembre 2019 : Interview par Céline Mouzon pour le magazine Alternatives économiques d’Audrey et Arthur Kermalvezen :

https://www.alternatives-economiques.fr/pma-panique-filiation/00090402
18 septembre 2019 : Communiqué de presse interassociatif
18 septembre 2019 : Table ronde non publique à l’assemblée nationale sur l’accès aux origines organisée par la commission spéciale relative à la bioéthique, avec la présence notamment de Sylvain Ricard, donneur de l’association Origines et de Stéphanie Rousseau de l’association Collectif Bamp.
16 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen sur la radio RCF :
16 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen dans l’émission « Flash Talk » présentée par Sonia Chironi et Raphäl Yem sur France Ô sur le thème « PMA, un enfant à tout prix ? »
13 septembre 2019 : Publication d’un communiqué de presse de l’association Origines
13 septembre 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen par Catherine Mallaval dans le journal Libération :

12 septembre 2019 : Publication d’une tribune cosignée avec l’association PMANONYME dans le journal Libération « N’oubliez pas les personnes déjà conçues par PMA avec tiers donneur » :

10 septembre 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen sur CNEWS dans l’émission « Soir Info » présentée par Thomas Hugues face à Tugdual Derville :
9 septembre 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen par Matthieu Nocent pour le journal « Les Jours » :

https://lesjours.fr/obsessions/pma/ep3-commission-speciale-bioethique/
4 septembre 2019 : Interview d’Arthur sur France 3 Paris Ile de France dans l’émission le 12/13 présentée par Carla Carrasqueira
29 août 2019 : Audition non publique à l’assemblée nationale organisée par la rapporteure coralie Dubost avec notre partenaire Mam’en solo.
27 août 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen de l’association Origines, d’Isabelle Laurans de l’association Mam’en solo et de Bénédicte Flye sainte Marie auteure de PMA le grand débat dans l’émission l’Heure des pros sur CNEWS présentée par Pascal Praud :
30 juillet 2019 : Interview d’Arthur Kermalvezen par Aline Gérard pour le journal Le Parisien :
26 juillet 2019 : Communiqué de presse du Collectif PMA
25 juillet 2019 : Interview d’Audrey Kermalvezen dans le journal le Monde :
24 juillet 2019 : Interview de l’association Origines par la rédaction d’Allodocteurs pour Francetvinfo :
Communiqué de presse du 13 septembre 2019
Au terme des débats en commission sur le projet de loi de bioéthique à l’Assemblée nationale, l’association Origines salue et félicite les parlementaires pour ces importantes avancées :
– la suppression de l’évaluation psychologique des futurs parents demandeurs d’une AMP avec don (amendement 2020 de Mme Wonner et autres, amendement 1557 de MM Fuchs et Hammouche, amendement 1768 de M. Saulignac et autres, amendement 2078 de Mme Pinel et autres, amendement 2087 de Mme Wonner et du groupe LaRem, amendement 601 de Mme Brunet) ;
– l’obligation pour l’équipe clinicobiologique pluridisciplinaire qui conduit les entretiens des demandeurs à l’AMP de comporter au moins une personne ayant des compétences en psychologie ou psychiatrie (amendement 2021 de Mme Wonner et du groupe LaRem) ;
– l’obligation pour le médecin qui décide d’accepter ou non l’AMP d’avoir participé aux entretiens préalables (amendement 1918 de Mme Wonner et autres) ;
– l’interdiction de faire prévaloir le statut matrimonial ou l’orientation sexuelle dans la prise en charge des demandeurs d’une AMP avec don (amendement 2018 M. Chiche et autres, amendement 1769 de M. Saulignac et autres) ;
Lire la SuiteProjet de loi 2019 relatif à la bioéthique
Propositions d’amendements des associations
Origines, Collectif Bamp et Mam’en solo
http://www.associationorigines.com
http://www.bamp.fr
http://www.mamensolo.wordpress.com
Table des matières
Lire la SuiteOUI à l’ÉGALITÉ, NON à la D.A.V. !
Voici une vidéo pour comprendre le don de gamètes et la filiation des enfants conçus grâce à cette technique:
NEWSLETTERS MAI-JUILLET 2019
Pour ceux qui veulent comprendre pourquoi il faut légaliser, encadrer et accompagner la pratique des tests ADN en France nous vous recommandons de visionner ce documentaire:

ADN, réfléchissez avant de cracher
Un reportage de Raphaelle Aellig. Les tests ADN et les kits prétendant révéler les origines de vos ancêtres font un tabac. Mais transmettre ainsi son ADN à des sociétés privées n’est pas sans danger. Il s’agit de données, particulièrement sensibles, intimes, convoitées, qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains.
https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/10430157-adn-reflechissez- avant-de-cracher.html?anchor=10540903#10540903
Nous vous invitons aussi à regarder cet excellent documentaire: « les enfants du secret » en replay sur Arte.
Documentaire de Rémi Delescluse « les enfants du secret »
Lire la SuiteMattei favorable à l’accès aux origines à 12’45
Lire la Suite« Après bien des réflexions, je ne crois pas qu’on puisse facilement se passer de ses origines biologiques. »
Conseil de l´Europe
Don anonyme de spermatozoïdes et d’ovocytes: trouver un équilibre entre les droits des parents, des donneurs et des enfant.
Lire la SuiteConférence au cercle de la Licra
La question de l’accès aux origines des personnes conçues par don de gamètes : entre bioéthique et droits de l’homme.
Lire la SuiteAccès aux origines et don de gamètes : où en est-on ?
VIDÉO
PODCAST

Audrey Kermalvezen-Fournis, née grâce à un don de gamètes, s’est vue refuser toutes ses demandes d’information sur son donneur. Elle a fini par saisir la Cour européenne des droits de l’homme qui, à son tour, a rejeté sa requête à une voix près. Retour sur son parcours qui pointe les lacunes de la dernière loi de bioéthique.
– Orianne MERGER : Rédactrice en chef du Dictionnaire Permanent Santé, Bioéthique, Biotechnologies
– Audrey KERMALVEZEN-FOURNIS : Requérante devant la CEDH
– Laurent MONTANT : Son
– Jérémy MARTIN : Son & montage
Loi de bioéthique & Accès aux origines : une belle avancée…déjà dépassée ?

La loi de bioéthique définitivement adoptée le 29 juin 2021 vient d’être soumise au Conseil constitutionnel et devrait vraisemblablement être promulguée au cours de l’été.
Elle reconnait pour la première fois au profit des personnes conçues à l’aide d’un donneur de gamètes un droit à la connaissance de leurs origines personnelles.
C’était une revendication très attendue par certains des 100 000 citoyens français conçus depuis les années 1970’s grâce à un don de gamètes.
Cette consécration aura toutefois une portée différente selon la date de conception des personnes et ignore certaines pratiques passées comme actuelles.
Un droit garanti pour les personnes qui naîtront d’un donneur « ouvert »
Les personnes conçues à l’aide d’un donneur « ouvert » auront la garantie, en cas de décès du donneur,de disposer :
– de données non identifiantes sur lui (âge, état général tel qu’il le décrit au moment du don, caractéristiques physiques, situation familiale et professionnelle, pays de naissance, motivations du don rédigées par ses soins),
– et de son identité.
… à compter d’une date incertaine
A compter d’une date qui sera fixée par décret et au plus tard au premier jour du 13ème mois suivant la promulgation de la loi, autrement dit au plus tard à compter de la rentrée de septembre 2022, pour donner ses gamètes (sperme, ovocytes) ou ses embryons il faudra impérativement accepter de transmettre aux personnes majeures issues de leur don qui en feront la demande des données non identifiantes sur eux ainsi que leur identité.
Ces futurs donneurs n’auront, pas plus que les précédents, le droit de savoir si leur don a permis la naissance d’enfants et de combien. Pourtant on ne se prépare pas de la même manière à une levée de son anonymat lorsque l’on sait qu’une dizaine de personnes sont susceptibles de nous contacter ou s’il n’y en a qu’une par exemple.
Les donneurs du régime antérieur auront la possibilité de saisir la commission pour faire connaître leur accord concernant la poursuite de l’utilisation de leurs gamètes ou embryons avec communication de leur identité et de données non identifiantes aux personnes issues de leur don qui en feraient la demande.
Les personnes qui seront conçues à l’aide de ces donneurs « ouverts » (identifiables au plus tôt 18 ans et 9 mois plus tard) auront donc la garantie de pouvoir accéder, si elles en éprouvent le besoin, à la connaissance de leurs origines personnelles.
Cependant, jusqu’à une date fixée par décret, qui pourrait aller bien au-delà de septembre 2022, il demeurera possible de concevoir des enfants à l’aide de dons issus du régime antérieur.
Ainsi, il est possible d’envisager par exemple qu’un enfant conçu en 2024 ne puisse pas bénéficier de ce droit garanti à l’accès à ses origines personnelles, si sa conception est réalisée à l’aide de gamètes issus de dons recueillis avant septembre 2022 et pour lesquels le donneur n’a pas fait connaître son acceptation des nouvelles règles.
…et à condition d’attendre leur majorité
En toute hypothèse, les personnes conçues à l’aide de donneurs « ouverts » devront attendre d’avoir atteint la majorité pour solliciter des données non identifiantes voire l’identité de leur donneur. Il faut donc espérer qu’elles n’éprouvent pas un besoin trop pressant de connaître le donneur ou la donneuse à l’origine de leur conception par exemple au moment de l’adolescence.
Le législateur n’a pas souhaité permettre aux parents ayant eu recours au don de disposer de données non identifiantes sur le donneur à compter de la naissance de l’enfant, comme par exemple ses antécédents médicaux, ce qui aurait permis de garantir un suivi médical adapté pour leur enfant et leur aurait permis d’accompagner le récit qu’ils lui feront de sa conception par don de quelques éléments d’histoire, introduisant ainsi une progressivité dans l’accès à la connaissance de ses origines personnelles.
Un droit hypothétique voire inexistant pour les autres personnes conçues par don
Pour les 100 000 personnes déjà nées d’un don de gamètes et toutes celles qui seront conçues, sans limite de durée, à l’aide de gamètes ou d’embryons issus de dons réalisés avant septembre 2022 (et pour lesquels les donneurs n’ont pas fait connaître leur acceptation des nouvelles règles), le droit à la connaissance de leurs origines personnelles, qu’il s’agisse de l’identité du donneur ou même de données non identifiantes le concernant comme par exemple ses antécédents médicaux, ne sera nullement assuré.
Aucun droit à la connaissance de leurs origines pour celles conçues en dehors des hôpitaux
Avant les premières lois de bioéthique de 1994, de nombreuses inséminations ont été réalisées par sperme « frais » (non congelé) dans des cabinets gynécologiques de ville. Pour les personnes issues de ces conceptions qui se sont déroulées en dehors des banques de sperme des hôpitaux français, le législateur ne reconnaît aucun droit à la connaissance de leurs origines personnelles.
Cette lacune est très probablement liée au manque d’archives de l’Etat sur ces conceptions privées.
Un droit subordonné à l’accord du donneur pour celles conçues dans un hôpital
Les personnes ayant été conçues dans un centre d’études et de conservation des œufs et du sperme humain (Cecos) ou à tout le mois dans une banque de sperme hébergée dans un hôpital public et dont les dossiers sont en leur possession, pourront à compter d’une date qui sera fixée par décret et au plus tard au premier jour du 13ème mois suivant la promulgation de la loi, autrement dit au plus tard à compter de la rentrée de septembre 2022, saisir une commission afin de faire connaître leur souhait de disposer d’informations non identifiantes voire de l’identité du donneur à l’origine de leur conception.
La commission aura alors pour mission de rechercher le donneur. Elle disposera à cet effet d’un droit d’accès au répertoire national d’identification des personnes physiques et au répertoire national inter-régimes des bénéficiaires de l’assurance maladie.
Si elle parvient à le localiser et surtout s’il est toujours en vie, la commission sera chargée de solliciter son éventuel accord concernant la transmission de données non identifiantes et de son identité à la personne issue de son don.
Le donneur aura alors la possibilité de refuser de transmettre son identité voire même également les informations non identifiantes le concernant comme par exemple ses antécédents médicaux.
Face à un tel refus ou en cas de décès du donneur, la personne issue du don n’aura donc accès à aucune information sur la personne ayant contribué à sa venue au monde.
Peu de changement pour les personnes nées d’un accouchement dans le secret
Le législateur n’a pas souhaité faire évoluer le dispositif issu de la loi du 22 janvier 2002 concernant l’accès aux origines des personnes issues d’un accouchement dans le secret et des pupilles de l’Etat.
En revanche, le législateur a étendu à leur bénéfice un droit consacré par la loi du 7 juillet2011 au profit des personnes issues de don à savoir : en cas de diagnostic d’une anomalie génétique pouvant être responsable d’une affection grave chez un enfant né dans le secret ou pupille de d’Etat ou chez l’un de ses géniteurs, la possibilité pour le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop) de faire connaître à ses ascendants ou descendants qu’il existe une information médicale à caractère familial susceptible de la concerner et d’inviter l’intéressé à se rendre à une consultation chez un médecin spécialisé en génétique, sans lui dévoiler le nom de la personne ayant fait l’objet de cet examen. Afin d’accomplir cette mission, le Cnaop est autorisé à consulter le répertoire national d’identification des personnes physiques.
Un accès effectif pour tous grâce aux tests ADN illégaux
La France est le seul pays d’Europe avec la Pologne à pénaliser la pratique d’un test ADN pour soi aux fins de connaître ses origines géographiques et ses éventuels cousins génétiques.
Quand on sait que la généalogie est le deuxième passe-temps préféré des français on ne sera pas surpris d’apprendre que chaque année, entre 100 000 et 200 000 d’entre eux en commandent chaque année sur internet.
Cette pratique a d’ores et déjà permis à de très nombreuses personnes conçues par don de gamètes ou nées d’un accouchement sous X de lever le secret sur leurs origines. Plutôt que d’ignorer cette réalité, le législateur aurait gagné à la prendre en compte et à accompagner cette évolution (voir à ce sujet la pétition : https://www.change.org/pacteprésidentielorigines). L’efficacité et la démocratisation sont telles que ce qui vient d’être voté en matière de droit d’accès aux origines personnelles pourrait bien être déjà dépassé.
De déc 2019 à jan 2020
Nos actions de décembre 2019 à Janvier 2020:
9 janvier 2020 : Soirée-débat sur « la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes » organisée par la Mutualité française à Rouen, avec l’espace éthique de Normandie.

7 décembre 2019: Audrey Kermalvezen a eu la chance de s’exprimer au colloque gypsy. Merci Muriel Flis-Trèves et René Frydman qui nous ont permis en 15 ans de combat et grâce aux colloques gypsy, qui ont lieu chaque année, de rencontrer ceux qui sont devenus des soutiens fidèles à l’accès aux origines, je pense à Israël Nisand, Serge Hefez et Serge Tisseron pour ne citer qu’eux.

« La confiance s’éprouve, s’expérimente, s’apprivoise.
La confiance, c’est se fier à quelqu’un et lui abandonner quelque chose de précieux de soi. C’est un pari et un risque : on peut toujours se tromper sur le confident et être l’objet d’une trahison. La confiance peut se perdre du jour au lendemain.
Depuis les murs de la maternité où chacun a poussé son premier cri, jusqu’aux collèges où nous avons été scolarisés, la confiance se développe, se fortifie, ou s’altère, au contact de ceux, fiables ou non, bienveillants ou non, qui nous éduquent, parents, proches, professeurs.
Le bébé, spontanément, a confiance dans ses parents, qui s’occupent de lui et le comblent. Il arrive pourtant que des enfants, confiés à des adultes « de toute confiance », soient abusés par eux. Victimes de leur défaillance. Abandon, inceste, maltraitance, viol, mensonge ou silence sur leurs origines… »
PJL Bioéthique
Axes d’amélioration identifiés PJL Bioéthique 2019/2020 post 1ère lecture AN
I. PROCRÉATION
1. Mise en place d’un bilan de fertilité
Face au recul de l’âge du premier enfant et à la multiplication des cas d’infertilité, les professionnels spécialistes de la reproduction ont, à de multiples reprises, alerté sur la nécessité de proposer systématiquement aux femmes un bilan de fertilité pris en charge par la sécurité sociale. Nous pensons qu´il s’agit d’une mesure de bon sens.
2. Ouverture de l´AMP post mortem
Dès lors que l’on permet aux femmes célibataires d’avoir recours à l’AMP il parait incongru de les autoriser à procréer avec des gamètes ou des embryons issus d’un don tout en leur refusant l’accès aux gamètes et embryons de leur partenaire défunt.
3. Autorisation du diagnostic des embryons avant transfert
Le taux de réussite des fécondations in vitro pourrait être considérablement amélioré si l’on autorisait le diagnostic des embryons avant leur transfert utérin. Nous préconisons d’autoriser ces diagnostics comme le font bon nombre de nos pays voisins.
II. ORGANISATION DU DON
4. Ouverture de la conservation des gamètes aux établissements privés
Le maillage territorial de l’activité de PMA est déjà en grande partie assuré par des établissements privés agrées par les ARS. Dès lors, les standards de qualité et de sécurité sont exigeants et régulièrement contrôlés. Il n’y a pas lieu de limiter la conservation de gamètes aux seuls établissements publics et privés à but non lucratif. Par ailleurs, l’autoconservation de gamètes en vue d’une future AMP à son propre bénéfice va créer une nouvelle demande jusqu’alors inexistante. Il s’agit d’éviter tout engorgement des établissements autorisés. Il serait par ailleurs sain de mettre un terme au monopole dévolu depuis 1994 aux centres d’études et de conservation des œufs et du sperme humain (Cecos).
III. INFORMATION SUR LA CONCEPTION PAR DON
Selon nous il appartient avant tout aux parents ayant recours au don d’informer leur enfant de sa conception avec donneur. C’est de cette façon que l’information sera la mieux, elle appartient à l’histoire familiale commune. Il faut aider les parents dans la transmission de cette information en :
- Cessant d’organiser les conditions du secret par l’appariement des groupes sanguins,
- Remettant aux parents un dossier-guide dès le début du parcours d’AMP avec des conseils et de la documentation sur comment et quand informer leur enfant de son mode de conception,
- Proposant aux parents un accompagnement psychosocial dès le début du parcours d’AMP,
- Informant les élèves des lycées et de l’enseignement supérieur du don de gamètes et de l’accès aux origines,
- Préconisant l’inscription de la conception par donneur sur le dossier médical partagé,
- Permettant à tout intéressé majeur de saisir la commission d’accès aux données non identifiantes et à l’identité pour savoir s’il a été conçu avec un donneur,
- Permettant à toute personne conçue par don de solliciter auprès de la commission une copie du consentement notarié de son ou ses parents au don.
Pourquoi la création d’une reconnaissance conjointe anticipée pour tous serait une mauvaise idée :
- Découvrir son mode de conception de manière fortuite en sollicitant une copie de son acte de naissance pour toute autre chose serait particulièrement délétère.
- L’officier d’état civil, à la différence du médecin n’a aucun intérêt à avoir cette information intime.
Solliciter la commission dans le cadre d’une démarche volontaire parce qu’on a un doute sur sa conception avec donneur est différent d’une découverte fortuite imposée. Quand on pose une question on s’attend à avoir une réponse positive ou négative.
5. Supprimer la sélection d’un donneur ayant le même groupe sanguin que le parent stérile
Cet appariement des groupes sanguins uniquement destiné à créer l’illusion que l’enfant serait biologiquement issu de ses deux parents ne doit plus être proposé. En revanche, l’appariement des groupes sanguins ne devrait être réalisé que pour des raisons médicales, par exemple pour éviter les problèmes liés aux incompatibilités de rhésus (si la femme est de rhésus négatif, il est préférable de lui attribuer un donneur de rhésus négatif). En aucun cas, il ne devrait s’agir de choisir volontairement un donneur qui porte le même groupe sanguin que le membre stérile du couple pour maintenir l’enfant dans l’ignorance de son mode de conception.
6. Ne pas imposer d’appariement entre le donneur et le(s) receveur(s)
Si le(s) demandeur(s) d’une procréation avec don de gamètes ou d’embryon ne souhaite(nt) pas d’appariement (par exemple un couple de couleur qui accepterait d’avoir un enfant de peau blanche parce qu’il n’y aurait pas de donneur de couleur) ou seulement sur certains critères comme par exemple la couleur de peau, leur choix devrait être respecté.
7. Informer les élèves des lycées et de l’enseignement supérieur sur le don de gamètes, l’accès aux origines et la fertilité
Voir ci-dessus point III.
8. Inscrire le mode de conception sur le dossier médical partagé de la personne conçue par don
Le médecin, à la différence de l’officier d’état civil, a un intérêt à savoir que son patient a été conçu avec un tiers donneur. Le titulaire du dossier médical partagé choisirait les médecins qui pourraient accéder à cette information. Cela éviterait aux parents et à la personne conçue par don d’avoir à réexpliquer leur histoire à chaque nouvelle consultation. Cela permettrait aussi au médecin de savoir que son patient est conçu par don même si celui-ci l’ignore lui-même, ainsi le médecin pourrait faire le tri entre les antécédents médicaux déclarés. Rappelons que l´article 50 de la loi 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé prévoit l’ouverture systématique d’un dossier médical partagé pour chaque français à compter d’une date fixée par décret et au plus tard à partir du 1er juillet 2021. Après consultation d’un expert en DMP auprès de la CNAM, la mention du mode de conception pourrait tout à fait être intégrée au DMP sous forme de document pdf. Cette mission pourrait être dévolue aux parents de l’enfant ou au médecin du centre d´AMP mentionné au futur article L 2143-3, II du code de la santé publique qui recueille l´identité de chaque enfant né de chaque tiers donneur.
9. Possibilité d’interroger la commission pour savoir si l’on a été conçu par don et/ou pour obtenir un document officiel le disant clairement
Il serait demandé au notaire qui recueille les consentements au don d’en transmettre, par voie dématérialisée, une copie à l’agence de la biomédecine pour qu’elle la conserve dans un fichier. Toute personne majeure qui a un doute sur l’intervention d’un tiers donneur dans sa conception aurait la possibilité de demander à la commission d’accès aux données non identifiantes et à l’identité des tiers donneur de rechercher si son ou ses parent(s) a ou ont consenti devant notaire à une procréation avec don. Avec ce système on est sûr de couvrir tous les bénéficiaires d’un don puisque le consentement notarié au don est obligatoire et la personne conçue par don peut disposer à partir de sa majorité d’un document officiel qui indique clairement le recours à un tiers donneur. En outre, c’est à travers une démarche volontaire de sa part que la personne obtiendrait ce document, il ne s’agirait donc pas d’une découverte fortuite laquelle serait évidemment violente psychologiquement.
IV. ACCES AUX ORIGINES
A. Données non identifiantes
S’il est nécessaire d’encadrer le recueil des données sur les donneurs et donneuses de gamètes ou d’embryons, il n’y a aucune raison de le verrouiller, sans permettre aux intéressés de laisser d’autres informations ou éléments (ex : lettre) qui leur paraissent utiles.
10. Permettre aux futurs donneurs de laisser toute information non identifiante de leur choix
Il est inopportun de restreindre les données non identifiantes sur le futur donneur en en dressant une liste exhaustive. Il devrait être ajouté à cette liste la possibilité de laisser en outre tout élément ou information qu’il souhaiterait porter à la connaissance des personnes issues de son don (ex : lettre), à travers l’ajout d’un 7°.
11. Recueillir les antécédents médicaux déclarés au moment de leur don
Le recueil de l’état de santé des donneurs au moment du don présente un intérêt limité dans la mesure où la plupart des donneurs sont en bonne santé au moment de leur don. En revanche, il serait très utile de recueillir les antécédents médicaux du donneur et de ses proches parents (par exemple si sa sœur a eu un cancer du sein), tels qu’il les déclare au moment de son don.
12. Organiser un suivi déclaratif de l’état de santé des donneurs après leur don
Le seul suivi médical des donneurs après le don est prévu par les dispositions prévues par l’article 1244-6 du code de la santé publique.
Or, elles sont très insuffisantes car :
- elles ne concernent que les anomalies génétiques graves et non de nombreuses pathologies héréditaires comme par exemple les cancers ou les AVC.
- il s’agit d’un dispositif purement facultatif qui suppose que le médecin soit informé que son patient a été donneur ou est issu d’un don de gamètes ce qui n’est généralement pas le cas,
- la transmission de l’information en pratique n’est pas possible car les Cecos ne savent pas si la personne conçue par don est au courant de son mode de conception et ne veulent pas prendre le risque de l’en informer.
Il convient de prévoir un outil qui permette aux donneurs volontaires de déclarer de façon simple les informations relatives à l’évolution de leur état de santé depuis le don (en dehors des anomalies génétiques) et de permettre aux personnes issues de leur don ou, pendant leur minorité, à leurs parents ainsi qu’aux membres des Cecos, d’en prendre connaissance. La plateforme permet de mettre en place un tel suivi déclaratif de l’état de santé des donneurs après le don. Il pourrait en outre être prévu que le donneur s´engage à indiquer sur son dossier médical partagé qu´il a été donneur de gamètes, avec inscription de son numéro européen d´identification de donneur, de façon à permettre la circulation de l´information notamment par le médecin qui découvrirait une pathologie alors que le donneur a demandé à être tenu dans l´ignorance du diagnostic.
B. Commission
13. Prévoir de manière expresse dans la composition de la commission la présence de 2 psys et de 2 médecins dont un généticien et retirer la présence de professionnels de l’AMP
La commission a notamment pour mission d’assurer l’accompagnement des demandeurs et des tiers donneurs. Or, elle est essentiellement composée de techniciens et d’experts. Afin d’assurer aux demandeurs la qualité d’écoute et la bienveillance que nécessite ce type de mission, la présence d’au moins quatre personnes ayant des compétences en psychologie, psychiatrie ou psychanalyse est un minimum. Par ailleurs, il n’apparait pas opportun d’inclure dans sa composition des professionnels de l’assistance médicale à la procréation dès lors que les missions qu’elle est chargée de remplir ne font nullement appel aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Les inclure dans la commission reviendrait à leur conférer une position de « juge et partie », voire de possible conflit d’intérêt, qui n’est pas souhaitable.
C. Anciens donneurs
Le droit de connaître l’ensemble de ses origines personnelles, est consacré notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence qui en découle. Il vise « toute personne » selon les termes de l’article 8 de la Convention. Il concerne donc aussi les personnes conçues par don avant la réforme. La Cour européenne des droits de l’homme considère que les Etats doivent mettre en œuvre des mécanismes permettant de garantir l’effectivité des droits consacrés, sans se tenir à la proclamation de droits purement formels. Le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop) est doté de pouvoirs d’investigation qui lui permettent de retrouver les femmes ayant accouché sous X. Depuis 2002, lorsqu’une personne née sous X ou pupille de l’Etat le saisit, il recherche et recontacte de manière discrète toutes les femmes qui ont confié leur enfant à l’adoption que ce soit avant ou après 2002, afin de savoir si elles accepteraient que leur identité lui soit dévoilée. Ce faisant on peut imaginer qu’on vient « réveiller » un souvenir douloureux. Un tel traumatisme ou état de nécessité n’existant pas pour les donneurs de gamètes ou d’embryons, il serait injustifié de prévoir un mécanisme uniquement base sur l’initiative des donneurs, sans prendre la peine de leur poser de manière confidentielle la question sur leurs souhaits. Réinterroger les anciens donneurs est impératif pour connaître les antécédents médicaux depuis le don. C’est une question de santé publique.
14. Conférer à la commission un pouvoir d’investigation lui permettant de retrouver et d’interroger les anciens donneurs
La commission d’accès aux données non identifiantes et à l’identité du tiers donneur devrait comme le Cnaop, être dotée de pouvoir d’investigation afin de lui permettre de retrouver les personnes ayant donné leurs gamètes ou embryons avant l’entrée en vigueur de la réforme, dès qu’elle serait saisie d’une demande de la part d’une personne conçue par don concernée. Elle pourrait ainsi recueillir par téléphone de manière discrète (comme le fait le Cnaop pour les personnes nées sous X) :
- des informations sur l’évolution de leur état de santé ou celui de leur proches depuis leur don afin d’actualiser leur dossier médical conservé au Cecos.
- leur avis quant à la divulgation de leur identité ou d’autres informations aux personnes issues de leur don,
- leur éventuel souhait de s’inscrire sur une plateforme numérique d’échanges anonymes.
15. Organiser une grande campagne de communication pour sensibiliser les anciens donneurs
Afin d’envisager les cas où l’on ne parviendrait pas à retrouver les anciens donneurs, il faudrait en toute hypothèse organiser une campagne de communication afin de sensibiliser les anciens donneurs à la nécessité de déclarer les maladies qu’ils (ou leurs proches parents) ont eues depuis le don et pour leur faire connaître la possibilité qu’ils ont de se manifester auprès de la commission pour donner leur accord pour que leur identité ou d’autres informations soient divulguées aux personnes issues de leur don qui en feraient la demande.
16. Permettre aux anciens donneurs de transmettre d’autres informations non identifiantes que celles d’ores et déjà détenues
Si un ancien donneur est disposé à ce que les personnes issues de ses dons accèdent à des informations non identifiantes sur lui, il serait inopportun de restreindre cette diffusion aux seules informations d’ores et déjà détenues par les Cecos (ainsi par exemple s’il a eu une maladie après son don, cette information pourrait être portée à leur connaissance bien qu’elle ne figure pas dans son dossier).
17. Ne pas détruire systématiquement le stock de gamètes recueillis avant la loi sans permettre aux donneurs d’exprimer leurs souhaits
Il n’y a pas de raison de présumer que toutes les personnes ayant accepté de donner leurs gamètes ou leurs embryons avant l’entrée en vigueur de la reforme refuseraient la poursuite de leur utilisation compte tenu des nouvelles conditions fixées par la loi. Il est parfaitement faisable, compte tenu du faible nombre de donneurs chaque année (environ 400), de les interroger sur leurs souhaits après les avoir informés des nouvelles conditions fixées par la loi. A défaut d’accord exprès de leur part, les gamètes ou embryons pourraient alors être détruits.
D. Donneurs décédés
18. Possibilité pour les proches d’un donneur décédé de contacter la commission.
Le don de gamètes étant pratiqué depuis près d’un demi-siècle il n’est pas rare que les donneurs de gamètes soient décédés. Le législateur doit envisager ces situations et permettre aux proches du donneur décédé de transmettre des informations voire l’identité du donneur s’ils le souhaitent, et de s’inscrire sur la plateforme d’échanges anonymes sauf si l’un d’eux ou le donneur a manifesté une volonté expresse contraire.
E. Plateforme
19. Création d’une plateforme d’échanges anonymes.
Pour traiter l’ensemble des situations, passées et futures, nous proposons la création d’une plateforme d’échanges anonymes en ligne entre les donneurs/donneuses et les personnes nées de ce don. Sa gestion serait confiée à une équipe pluridisciplinaire dédiée (psychologues, médecins, juristes et représentants des donneurs/parents/personnes conçues par don) qui pourrait être la commission d’accès aux données non identifiantes et à l’identité des tiers donneurs. L’agence de la biomédecine aurait la charge du traitement/dispositif numérique. L’équipe pluridisciplinaire mettrait à la disposition des utilisateurs une hotline pour tout besoin en lien avec la plateforme et pourrait recevoir en présentiel les utilisateurs sur rendez-vous. Sa vocation est d’accompagner les personnes dans l’accès à la connaissance de leurs origines ou des personnes issues de leur don.
F. Tests ADN
20. Légaliser (ou a minima dépénaliser) les tests génétiques généalogiques
Chaque année entre 100 000 et 200 000 français ont recours à des tests ADN d’origine (aussi appelés tests d’ascendance ou tests généalogiques) en accès direct auprès de sociétés étrangères. Ces tests permettent de connaître les origines géographiques de ses ascendants et pour ceux qui le souhaitent, d’identifier des personnes partageant une partie du même ADN que vous (ascendants, descendants mais aussi cousins très éloignés). Ces tests ont déjà permis à certains de remonter le fil de leurs origines biologiques (certaines personnes conçues à l’aide d’un don de gamètes ont pu identifier le donneur, des personnes nées sous X ont retrouvé leurs parents de naissance), à d’autres de résoudre un blocage dans leur arbre généalogique, à d’autres de connaître plus précisément leurs origines géographiques. Cet envoi de données génétiques à l’étranger les expose au risque que celles-ci soient utilisées à des fins commerciales ou de recherche. Afin de leur permettre de se prémunir contre de telles utilisations détournées, le législateur doit prendre en compte et accompagner cette réalité en fixant un cadre et en accompagnant la réalisation de tests ADN de correspondance d’ascendance. Il s’agit uniquement de favoriser les mises en relation sur la base du volontariat en reliant grâce à ces tests, de façon fiable, les personnes. A minima ces tests devraient être proposés pour relier les donneurs et les personnes issues de leur don ainsi que les personnes issues d’un même donneur entre elles, si elles en font réciproquement la demande et qu’il apparaît que les informations permettant de faire les recoupements ne sont pas disponibles dans les dossiers. Ils devraient à tout le moins être dépénalisés.
V. INFORMATION DES PARENTS
21. Transmission sur demande aux futurs parents des données non identifiantes sur le donneur à compter de la conception
Si la plupart des parents ayant eu recours à l’assistance médicale à la procréation avec tiers donneur juge le maintien du principe d’anonymat fondamental au moment du recours au don, certains mettent en avant leur volonté de disposer d’informations non identifiantes sur le donneur, comme par exemple les antécédents médicaux qu’il a déclarés au moment du don. Il est proposé de permettre aux futurs parents dès la conception de l’enfant de pouvoir bénéficier d’informations sommaires sur le donneur s’ils le souhaitent, sans remise en cause du principe d’anonymat.
VI. FILIATION DES PERSONNES CONÇUES PAR DON
22. Ne pas modifier les règles de filiation existant depuis 1994 pour les enfants de couples hétérosexuels ayant eu recours au don
Le consentement notarié au don qui existe depuis 1994 (article 311-20 du code civil, devenu art. 342-10 dans le projet de loi issu de la 1ère lecture AN) a deux fonctions :
- Il permet de bénéficier d’une PMA avec don
- Il scelle de manière irrévocable la filiation entre les demandeurs d’un don (de gamètes et d’embryon) et l’enfant qui en naîtra.
Il ne faut surtout pas fragiliser ce système qui fonctionne parfaitement depuis un quart de siècle et qui est basé sur l’enregistrement d’un projet parental, dénué de lien biologique pour l’un d’eux, devant notaire.
23. Etendre les règles existantes aux couples de femmes et aux femmes célibataires
Pour les couples de femmes et les femmes célibataires, le consentement notarié au don aurait la même double fonction :
- permettre de bénéficier d’une PMA avec don
- sceller de manière irrévocable la filiation entre les demandeurs d’un don de gamètes et d’embryon et l’enfant qui en naîtra en enregistrant leur projet parental, dénué de lien biologique pour l’un d’eux, avec l’enfant.
Il n’y a pas besoin de créer un 2ème document notarié de « reconnaissance conjointe anticipée » dont la mention serait portée sur l’état civil de l’enfant. Grâce au consentement notarié au don, pour les couples, hétérosexuels ou lesbiens, il y aurait 2 façons de faire reconnaître la filiation envers le second parent :
- soit la présomption joue son rôle comme dans le cas des couples hétérosexuels mariés ayant recours au don,
- soit la filiation s’établirait par reconnaissance irrévocable, comme actuellement dans le cas des couples hétérosexuels non mariés.
Dans tous les cas, l’épouse de la femme qui a accouché serait mère au même titre que l’autre, sans hiérarchisation mais sans gommer l’information concernant celle qui a accouché.Pour la femme célibataire, la filiation serait établie à l’égard de l’enfant, comme actuellement pour une femme qui accouche seule.
Avantages :
– Statut identique pour tous les bénéficiaires d’une procréation avec don de gamètes ou d’embryon : en couple, homo, hétéro ou célibataire.
– Pas de changement par rapport à aujourd’hui dans l’établissement de la filiation. Filiation conforme au projet parental/parents d’intention.
– Filiation irrévocable pour tous les enfants conçus par don.
24. Ne pas créer de reconnaissance conjointe anticipée pour tous sur l’état civil de l’enfant
La création d’une reconnaissance conjointe anticipée (RCA) c’est-à-dire d’un second document notarié qui est actuellement envisagée pour les seuls couples de femmes mais dont certains proposent l’extension à tous les bénéficiaires d’un don de gamètes ou d’embryons nous paraît à la fois :
- inutile : le consentement notarié au don rempli déjà cette fonction : il sécurise la filiation et la rend irrévocable avant même la venue au monde de l’enfant et ce, depuis 1994, en dehors de tout aspect biologique,
- dangereuse car on viendrait remettre en cause des règles de filiation qui fonctionnent parfaitement depuis 1994 et qui sécurisent l’enfant en introduisant un aléa dans la filiation de l’enfant : elle deviendrait contestable en cas de non-transmission de la RCA par les parents à l’officier d’état civil,
- violente : la personne conçue par don pourra découvrir de façon fortuite en allant demander une copie de son acte de naissance pour tout autre chose, qu’elle a été conçue par don.
- trompeuse : si les parents bénéficiaires d’un don ne transmettent pas la RCA à l’officier d’état civil aucune mention ne sera porté sur l’acte de naissance de l’enfant. Il se croira donc non issu d’un don de gamètes alors qu’il le sera.
- source d’inégalité et de discrimination entre les enfants : tous les enfants conçus par don ne seraient pas soumis au même régime même si le régime de la RCA était étendu à tous les bénéficiaires d’un don car la transmission de la RCA à l’officier d’état civil relève du bon vouloir des parents. Même en cas de création d’un délit pour non-transmission de la RCA si des parents ne veulent pas la transmettre, ils ne la transmettront pas.
- coûteuse : comme tout acte notarié, il induirait un coût supplémentaire pour les bénéficiaires du don alors que la création de ce second document notarié n’a aucune utilité.
25. Sécuriser la filiation des enfants issus de PMA réalisées par des femmes célibataires ou en couple lesbiens avant la loi
26. Sécuriser la reconnaissance de l’enfant issu d’une maman solo par PMA
27. Simplification de l’établissement de l’état civil des enfants nés de GPA à l’étranger
VII. ACCOUCHEMENT SOUS X
28. Transformer l’accouchement sous x en accouchement dans le secret (si considéré comme hors champ de la loi de bioéthique à envisager au moins à moyen terme)
Il n’est plus possible de garantir aux femmes qui accouchent sous X que leur anonymat sera respecté de manière absolue des lors qu´avec un simple test ADN il est possible de les identifier. Pour autant, il est impératif de protéger ces femmes en difficulté en leur laissant la possibilité d’accoucher dans le secret, sans faire connaître leur identité, pendant la minorité de l’enfant. 18 ans d’anonymat seraient ainsi garantis à la mère. Ensuite, son identité pourrait être transmise à l’enfant qui le souhaite, à sa majorité. La plateforme d’échanges anonymes pourrait être étendue aux personnes nées sous X et aux personnes ayant accouché dans le secret afin de leur offrir une souplesse, une progressivité et une modularité sans être d’emblée confronté au choix radical « identité ou rien ».
Octobre 2018
AUDITION PAR LA MISSION D’INFORMATION DE LA CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS SUR LA RÉVISION DE LA LOI RELATIVE À LA BIOÉTHIQUE
La Mission d’information de la conférence des présidents sur la révision de la loi relative à la bioéthique procède à l’audition commune de Mme Sylvie Mennesson, co-présidente de l’association C.L.A.R.A., et de Mme Audrey Kermalvezen, co-fondatrice de l’Association Origines.
http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-bioethique/18-19/c1819032.asp
2 mai 2019
PMA : de futurs enfants stigmatisés par le droit ?
https://www.liberation.fr/debats/2019/05/02/pma-de-futurs-enfants-stigmatises-par-le-droit_1724583

2 mai 2019 : PMA : de futurs enfants stigmatisés par le droit ?
https://www.liberation.fr/debats/2019/05/02/pma-de-futurs-enfants-stigmatises-par-le-droit_1724583

16 mai 2019
Filiation : non à la tyrannie de la transparence
https://www.liberation.fr/debats/2019/05/16/filiation-non-a-la-tyrannie-de-la-transparence_1727455

12 sept 2019
N’oubliez pas les personnes déjà conçues par PMA avec tiers donneur

Nos actions de mars à mai 2019
26 mars 2019 : RDV à l’Elysée

ORIGINES a été reçue le 26 mars 2019 à l’Elysée par les conseillères Justice et Santé du Président de la République en présence du Dr Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste.
8 avril 2019 : Intervention à l’hôpital Necker

Audrey Kermalvezen est intervenue le 8 avril 2019 dans le cadre du diplôme universitaire « Le psychique autour de la naissance » dirigé par Pr René Frydman, Pr Yves Ville, Pr Arnold Munnich, Dr Myriam Szejer, Dr Muriel Flis-Trèves, Rachel Trèves, Pr Erika Parlato.
11 avril 2019 : RDV au Ministère de la justice

Nous avons été reçus le 11 avril 2019 au Ministère de la justice et avons pu présenter nos propositions en matière d’accès aux origines et de filiation des personnes conçues par don de gamètes ou d’embryons dans la perspective de l’ouverture à toutes les femmes.
12 avril 2019 : ELLE magazine

17 avril 2019 : Sortie du livre « Le Fils », Arthur Kermalvezen et Charlotte Rotman, éd. l’Iconoclaste.
12 avril 2019 : Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

My report on #DonorAnonimity just got adopted at the Council of Europe @coe @PACE_News. Arthur and Audrey, husband and wife, and both donor conceived children, were present to witness this (for them extremely important) moment.5110:08 – 12 avr. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de Petra De Sutter
24 avril 2019 : Ministère de la santé – Secrétaire d’Etat à l’enfance

Nous avons été reçus le 24 avril 2019 avec plusieurs autres associations parmi lesquelles Mam’en solo, Bamp, Inter-LGBT, APGL, Les Enfants d’Arc-en-ciel …au Ministère de la santé par Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat à l’enfance, en compagnie d’Aude Muscatelli sa directrice de cabinet et de Valérie Mazeau-Woynar, la conseillère d’Agnès Buzyn en charge de la bioéthique.
24 avril 2019 : Europe 1 la Matinale

Arthur Kermalvezen interviewé par Pierre de Vilno dans la matinale d’Europe 1.
Pour le replay cliquer ici : https://www.youtube.com/watch?v=WSafsVE_atA
30 avril 2019 : Europe 1 Hondelatte raconte

Arthur Kermalvezen reçu pendant 1h dans l’émission de Christophe Hondelatte.
Pour réécouter l’émission cliquer ici : https://www.europe1.fr/emissions/hondelatte-raconte/christophe-hondelatte-pma-arthur-retrouve-son-geniteur-avec-arthur-kermalvezen-3895940





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