Origines

Les enfants du secret, documentaire sur arte en replay le 28 juin et diffusé le 9 juillet 2019

https://www.arte.tv/fr/videos/083301-000-A/les-enfants-du-secret/

Dans un bouleversant journal intime filmé, Rémi Delescluse, né d’un donneur anonyme, enquête sur son géniteur et rencontre celles et ceux qui militent pour la levée du secret.

La compagne de Rémi Delescluse va bientôt mettre au monde une fille. À l’approche de l’heureux événement, le futur papa prend soudain conscience qu’un vide s’invite à la fête : « Ma fille porte déjà en elle une part de cet homme et je ne sais absolument rien de lui« , constate-t-il. Lui, c’est le donneur anonyme dont le sperme a servi à l’insémination artificielle de la mère de Rémi. Le désir d’humaniser cet homme, mais aussi de connaître ses antécédents médicaux, la moitié de son patrimoine génétique lui étant inconnu, pousse le réalisateur à partir en quête de ses origines dans un film en forme de bouleversant et instructif journal intime filmé.

Deux cents enfants à lui seul
En France, depuis le début des années 1970, environ 70 000 enfants ont été conçus par insémination avec donneur anonyme, et la loi leur interdit toujours d’obtenir la moindre information sur leur géniteur. Dans les banques de sperme (les CECOS), les médecins avaient imaginé un dispositif construit autour du secret pour dissimuler la présence du donneur, car ils bousculaient alors l’ordre naturel de la conception et la société française n’y était pas encore disposée. Rémi Delescluse dévoile un système opaque, longtemps resté sans réel contrôle, comme l’atteste le témoignage d’un « serial donneur » qui aurait permis la conception d’environ deux cents enfants. Le cinéaste rencontre également des femmes et des hommes venus au monde de la même manière que lui. Une première génération devenue adulte qui, après avoir suivi en vain la voie légale, s’empare en derniers recours de tests ADN (interdits en France) pour retrouver leurs donneurs. À travers cette quête intime, le film explore le poids des secrets de famille et interroge les frontières de la filiation.

DÉMENTI

Paris, le 9 juin 2019 –

Blandine de Dinechin et Arthur Kermalvezen, co-auteurs du livre «NÉ DE SPERMATOZOÏDE INCONNU», publié aux Presses de la Renaissance puis chez Flammarion, collection J’ai Lu, nous avons constaté l’utilisation du titre du livre «NÉ DE SPERMATOZOÏDE INCONNU» sur des affiches grand format collées un peu partout dans des villes de France et sur des cartes postales, envoyées à plusieurs rédactions de presse écrite et radio à l’occasion de la fête des pères et diffusées sur internet, au soutien d’une campagne contre la «PMA sans père» organisée par un collectif intitulé « besoin de (re)pères ». Nous n’avons nullement été informés de cette utilisation et la désapprouvons. Cette campagne est totalement étrangère à nos convictions et son objectif ne correspond en aucune manière à la démarche de notre livre.
Cette situation contrevient également aux règles relatives aux droits d’auteurs.

Nous avons mis en demeure les responsables de ce collectif de stopper instamment toute exploitation du titre du livre «NÉ DE SPERMATOZOÏDE INCONNU» et ce, sur quelque support que ce soit et de cesser toute référence à «NÉ DE SPERMATOZOÏDE INCONNU» pour le soutien de leur cause.
A défaut, nous serons dans l’obligation de prendre toutes les mesures propres à assurer la sauvegarde de nos droits.

LES PARENTS S’EXPRIMENT

Cette lettre ouverte aux parlementaires écrites par nos parents en 2011 est plus que jamais d’actualité.

Parents d’enfants conçus par dons de gamètes (lesquels sont, pour beaucoup, adultes à ce jour), nous sommes restés dans l’ombre jusqu’à présent. Nous tenons à faire entendre notre voix. 

L’attitude première des parents, face à la révélation du mode de conception par insémination avec donneur (IAD), est la protection. Nous voulons protéger l’enfant pour lui éviter trop de questions, pour qu’il ne se sente pas différent. Mais au fil des années, des signes apparaissent, des questions deviennent insistantes, des orientations des enfants nous amènent à penser qu’une énigme les hante. Nous voudrions leur révéler leur origine, mais comme nous ne détenons qu’une parcelle de la vérité, nous ne soulevons qu’une partie du voile.

La société toute entière, par le choix du législateur, refuse de rejoindre les parents dans leur désir de transmettre et de poursuivre l’éducation que nous leur avons donnée, dans la vérité. Les enfants se disent à moitié soulagés. Ils sont heureux de sentir leurs parents proches de leur préoccupation, mais se désolent qu’ils soient détenteurs de si peu de données les concernant et qu’on leur oppose une fin de non-recevoir.

Cette révélation incomplète est profondément inhumaine et injuste. Piégés par le sentiment de gratitude que nous ressentons vis-à-vis des médecins de la PMA, nous n’avons pas osé élever la voix pour dire que, non seulement l’anonymat n’est pas protecteur, mais qu’il mobilise une énergie que nos enfants pourraient investir dans d’autres activités. Il conduit même, dans certains cas, les parents à taire à leurs enfants leur mode de conception, tant ils savent que la révélation ne pourrait être que source de frustration, parce qu’incomplète. 

Nous n’avons pas mis nos enfants au monde pour avoir des enfants «à nous», des enfants bien gentils que nous protégerions et qui nous protégeraient. Nous les avons éduqués avec suffisamment de liberté pour qu’ils puissent dialoguer et nous interroger sur les raisons de notre choix, sur nos inquiétudes et nos espérances. Ils sont suffisamment libres aussi pour considérer que nous avons été infantilisés par certains «savants bienfaiteurs», ceux-là même qui, aujourd’hui, nous reprochent d’être des parents défaillants parce que nous n’aurions pas su dire la vérité de la bonne manière, avec les bons mots et au bon moment.

Comme nous avons «essuyé les plâtres», nous insistons sur l’impérieuse nécessité de mettre en place un accompagnement réel et uniforme dans tous les CECOS des couples demandeurs. Pour la plupart d’entre nous, il a été totalement inexistant. Ces médecins de la reproduction, nous les remercions pour la belle idée qu’ils ont eue de pallier la stérilité, mais cette dette ne doit en aucun cas nous paralyser. Ce sont d’ailleurs nos enfants qui nous ont permis de sortir de la torpeur de la dette. 


Pourquoi verrouiller à tout prix le secret ? Pensez-vous que nos jeunes adultes, telle une horde de sauvages, vont sauter à la gorge des donneurs d’hérédité ? Quelle peur étrange ! Avons-nous mis au monde nos enfants pour qu’ils se taisent ? Les avons-nous mis au monde pour laisser des spécialistes essayer de nouvelles techniques sans s’intéresser aux conséquences, sans supporter un quelconque regard d’une commission de contrôle indépendante sur le respect d’une loi, sur la surveillance de l’adéquation entre ce qui est annoncé aux parents et ce qui est effectivement réalisé ? 

Que protège-t-on ? Certains ont considéré, à notre place, que la levée de l’anonymat fragiliserait les parents. Or, nos enfants nous considèrent comme suffisamment forts pour ne pas avoir peur de nous voir nous effondrer.

Nous demandons la levée de l’anonymat avec la totale assurance que cette mesure renforcera nos liens familiaux déjà très forts. La levée de l’anonymat permettrait, en outre, au moment du choix du recours à ce type de procréation, que les futurs parents émettent un véritable consentement éclairé. Responsabilisés, ils prendraient leur décision en sachant que leur enfant en projet, qui est un adulte en devenir, sera peut-être, lui aussi, un jour, en quête d’informations. 

Il faudrait protéger les donneurs ? Si la loi encadre bien cette procréation, les donneurs, les enfants, les parents ne risquent pas de confondre les places des uns et des autres. Les donneurs que nous avons rencontrés ont très bien compris la quête de nos enfants.

Dans notre situation, pour créer une famille, il y a un père, une mère, l’enfant ET un donneur d’hérédité biologique. On ne peut pas indéfiniment se voiler la face, se bercer de l’illusion que le donneur biologique ne compte pas, considérer que son don est un don dé-personnalisé, un objet anonyme, juste une chose. Ce n’est pas la réalité. 
Partageant le souhait de valoriser la filiation affective, sociale et éducative, c’est-à-dire la parenté de cœur, nous avons besoin du soutien du législateur pour ancrer l’éducation que nous avons donnée à nos enfants dans la réalité. 


La vérité étant le garant de la confiance, voilà ce que nous vous demandons : 
– de permettre à nos enfants d’accéder, s’ils le désirent, à l’identité de leur donneur d’hérédité ; 
– de nous redonner cette part d’éducation, qui nous revient de droit et qui nous est, à ce jour, confisquée.

VOTE HISTORIQUE DU CONSEIL DE L’EUROPE

La recommandation 2156 (2019) a été adoptée le 12 avril 2019 par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe : Don anonyme de sperme et d’ovocytes: trouver un équilibre entre les droits des parents, des donneurs et des enfants

Voici la recommandation:

« QUI FAIT LES BÉBÉS? »

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La Conférence de la Haye pour le droit international privé se penche sur la filiation en matière de GPA

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Très bel article de Libération

https://www.liberation.fr/france/2019/01/31/pma-une-commission-recommande-la-fin-de-l-anonymat-lors-des-dons-de-gametes-en-europe_1706602

PMA : une commission recommande la fin de l’anonymat lors des dons de gamètes en Europe

La commission des questions sociales, de la santé et du développement durable du Conseil de l’Europe préconise sans détour de permettre aux enfants nés de dons d’avoir accès à leurs origines.

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L’accès aux origines recommandé par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe

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Origines au Forum Européen de Bioéthique 2019

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Mattei favorable à l’accès aux origines à 12’45

« Après bien des réflexions, je ne crois pas qu’on puisse facilement se passer de ses origines biologiques. »

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LCP ça vous regarde 16/01/19

Arthur Kermalvezen était en direct dans l’émission ça vous regarde sur LCP le 16 janvier à 19h30 – Rediffusion le samedi 19 janvier 18h30 et disponible en replay sur le site de LCP. Lien : http://lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/291432-ca-vous-regarde

Théâtre : L´ordre des choses

A voir absolument !

L´association est fière de promouvoir la pièce de théâtre
« L’ordre des choses »

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Auditions Assemblée nationale

En vidéo notre audition du 16 octobre 2018 à l’Assemblée Nationale par la mission d’information relative à la révision de la loi de bioéthique.
« Il leur appartient aujourd’hui de dire que l’ère d’un monde fini commence! » (Me Gisèle Halimi)

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6743866_5bc6093e0e907.revision-de-la-loi-relative-a-la-bioethique–mme-sylvie-mennesson-association-clara-mme-aud-16-octobre-2018

Tribune

Tu aimeras ton prochain, issu d’une PMA,
comme toi-même.

https://www.liberation.fr/debats/2018/10/02/tu-aimeras-ton-prochain-issu-d-une-pma-comme-toi-meme_1682723

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Conseil de l´Europe

Don anonyme de spermatozoïdes et d’ovocytes: trouver un équilibre entre les droits des parents, des donneurs et des enfant.

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Conférence au cercle de la Licra

La question de l’accès aux origines des personnes conçues par don de gamètes : entre bioéthique et droits de l’homme.

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